Sydney coeur à vif

Après ces premières émotions quelque peu mitigées concernant l’auberge de jeunesse, nous décidons de nous rendre dans le centre ville (appelé CBD pour Central Business District) afin d’aller à la banque finaliser l’ouverture de notre compte australien. Le CBD est à 10 min en bus de l’auberge. Lorsque nous arrivons dans Georges Street, l’une des rues centrales du CBD de Sydney, on se dit que le changement avec Dubai est TRÈS violent : il fait 40°C, ça GROUILLE de gens, c’est sale, c’est plus bruyant qu’une manif anti-foie gras, ça klaxonne plus que sur les Champs Élysées lors de la coupe du Monde de 1998 … Je tiens à préciser que je suis une citadine pure et dure, que j’aime la ville, voire que j’idolâtre la ville. Mais là c’est trop, même pour moi. On repense alors à ce que TOUS les gens qui ont visité Sydney nous ont dit avant notre départ « vous allez voiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir c’est la plus belle ville du monde. Je pourrais y vivre tellement c’est magique ». On se dit alors que nous n’avons pas la même définition de ce mot ; Voldemort, lui, il est magique.

Après la finalisation de notre compte en banque (en 20 min chrono, pas besoin de rendez-vous ni de montrer qu’on est millionnaire, ça change!), on décide d’aller manger à Chinatown (Julie + nourriture chinoise = AESD → amour éternel sans divorce). On se pose dans un endroit qui a l’air sympathique. On demande gentiment si on peut recharger notre téléphone quelque part, la serveuse nous répond un gracieux « non », avec le même air qu’un serveur du Fouquet’s qui aurait refusé de donner l’aumône à un SDF. Charmant. Bien évidemment, je commande une soupe qui s’avère être ULTRA épicée, alors que ce n’était pas indiqué dans le menu (#touriste). C’est à ce moment-là que j’ai commencé à avoir la tête qui tourne. Ça y est, même moi, la « grande professionnelle » des gardes de nuit, j’avais été rattrapée par le jet-lag. Nous avons donc décidé d’abréger notre découverte du CBD pour rentrer dormir dans notre super auberge.

Nous réservons pour le moment notre jugement concernant Sydney. Il est évident que le jet-lag et la chaleur que nous n’attendions pas si forte ont dû jouer un rôle. Certes, nous n’avons pas visité les principales attractions touristiques (mais bon, j’ai adoré New York avant même de voir la Statue de la Liberté hmhm). Cependant, étant l’une des plus citadines de mon entourage, j’ai réellement du mal à croire tout ce que l’on m’a dit de positif sur le centre-ville de Sydney. Effectivement, je peux concevoir que la vie dans les quartiers voisins est agréable (cf. prochain article #autopub) mais le CBD…. Nous repasserons néanmoins vers les fêtes de fin d’année, afin de visiter plus tranquillement la ville.

Néanmoins, une chose nous a vraiment surprise : il s’agit de la forte imprégnation asiatique de la ville (et par extension du pays, avons nous supposé). En effet, dans la zone où nous avons évolué, 90% des restaurants sont asiatiques, 70% des locaux autour de nous sont asiatiques, tous les employés de la banque sans exception sont asiatiques. C’est vrai qu’en tant qu’Européen, on n’a pas cette image de l’Australie. Mais en y réfléchissant bien et en regardant une carte, effectivement c’est une île qui fait partie intégrante de l’Asie, mais qui a été colonisée par un peuple de race blanche.

Malgré la fatigue, toujours BIEN présente lors de notre deuxième jour, nous avons absolument tenu à voir la parade de Mardi Gras, l’un des plus célèbres défilés de Gay Pride du monde et le plus populaire après celui de San Francisco. Les gens affluent du monde entier pour y assister. Contrairement à la parade de Paris que l’on peut suivre et où l’on peut danser derrière les chars, celle de Sydney (tout comme celle de San Francisco) est plutôt un spectacle que l’on peut observer de plus loin. Des barrières empêchent de s’immiscer dans la parade. Celle-ci dure 3h, pendant lesquelles des dizaines de chars tous plus pailletés et plus originaux les uns que les autres défilent en musique dans les rues du CDB. Chaque char représente une entité (pompiers/polices/ambulances de Sydney, partis politiques de la ville, chaînes de magasin, etc.) et les groupes dansent avec parfois de chouettes chorégraphies. Nous avons vu les représentants de la France, un petit groupe de l’Ambassade. C’était bien sûr les plus cul-serrés, comme on dit chez moi! Pas un sourire, pas un pas de danse, à peine un petit signe de main. Eh ben, encore une belle image pour nous! On se dit qu’on ferait mieux de postuler l’an prochain, on y mettrait plus le feu!

Source photo : Pinterest
Source photo : Pinterest

Clem Choucha, qui n’avait jamais vu aucune parade de Gay Pride, a été impressionné par une telle ambiance. D’autant que nous étions postés dans Oxford Street, le « Marais » de Sydney, et que nous étions entourés de spectateurs déguisés. D’ailleurs, les pauvres ont été assaillis de touristes asiatiques qui voulaient prendre des photos avec eux, genre bête de foire.

Deux choses sont certaines : les Australiens savent faire la fête et ils sont beaucoup plus ouverts que nous sur les LGBT. Ce soir-là, la fête a continué à battre son plein (sans nous), dans une ambiance queer et colorée.

Logo cheers noir

Fun fact : d’après une étude récente de l’Express, c’est en fait New York qui arrive en tête des villes les plus sonores du monde (#pffffff)

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3 Replies to “Sydney coeur à vif”

  1. et voilà les impressions sur Sydney ! il va falloir aussi visiter le reste du pays maintenant 🙂

    1. Ne t’inquiète pas, ça fait très longtemps qu’on est déjà perdu sur la côte Ouest, le blog est juste en retard 😉

      1. Alors ce sera un plaisir de lire la suite 😊

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